En 2011,

Je suis sélectionné au Young International Choreographer Project,

événement créé par la World Dance Alliance-Asian Pacific

sous l’égide de l’UNESCO.
Avec sept autres chorégraphes originaires des quatre coins du globe,

je crée une pièce en trois semaines pour des danseurs taïwanais.

La découverte de cette île, volcanique,régulièrement secouée par des tremblements de terre et balayée par des typhons et par certains aspects en éternelle reconstruction, me rappelle le mythe de Sisyphe.


La mythologie chinoise a aussi son Sisyphe : Wu Gang.

Une sorte de cousin germain asiatique qui lui fut condamné à couper un arbre

qui repousse éternellement.


Il m'est venu en tête, l'idée d'un projet itératif,

une chorégraphie dansée trois fois sur trois musiques différentes.



http://c2a.7eme.trimestre.free.fr/sisyphe.html


mercredi 16 mai 2012

10/04/12 - KLAP première (2)


De nouvelles têtes
Une nouvelle douleur
Reprendre ses marques




Je suis à l'entrée de KLAP.
La porte est fermée, je sonne.
Une jeune fille vient m'accueillir à la porte.
Je lui demande de m'excuser pour mes dix minutes de retard.
Elle sourit, elle s'inquiétait pensant que je m'étais perdu.
Alexandra n'est pas disponible, c'est elle qui m'accueille.
Elle me donne les codes, celui de la porte d'entrée, celui du foyer où on peut déjeuner ou prendre une pause.
On teste les clés, celle de la porte d'entrée, celle du studio où je vais travailler et aussi … celle du placard à balais.
Contrairement au Pavillon Noir, ici on est en totale autonomie.
Il faut donner un coup de balai et signer un planning en partant.
Le tour du propriétaire est fini.
Je ne verrai pas les deux autres studios …

Reprendre ses marques.
Il fait plus froid mais le sol est parfait pour travailler pieds nus.
Il n'y a pas de glaces.
La caméra sera d'autant plus utile.

Ce studio ressemble au Studio Bossatti du Pavillon Noir (le plus petit des quatre) en moins lumineux, surtout aujourd'hui où il pleut.
C'est plutôt une bonne chose : au studio Waehner j'avais pris mes aises et il n'y a que très peu de chance qu'un théâtre avec ses dimensions de plateau m'ouvre ses portes.

À la première tentative, je me prends le mur.
Je ris.
Trouver la bonne diagonale, 
changer les orientations, les rapports aux bords de scène.
Quand j'attaque la partie au sol, mon sweat shirt récupère une série de cheveux longs bruns, les occupants précédents ont visiblement oublié de passer le coup de balai …



Le solo s'installe doucement dans le lieu.
Je sors pour aller aux toilettes.
Au retour, je croise une dame que je salue.
Elle demande si elle peut me renseigner.
Comme je suis en jogging sweat shirt et chaussettes, je trouve la question un peu étonnante.
Comme je lui réponds quand même que je répète au Petit Studio, son visage se détend, elle se présente : "je suis Alexandra" (cf. 10/04/12 - 1e partie)

Ca me rappelle la première fois où je répétais au Pavillon Noir où une fille avait eu peur en me croisant.
Espérons que les choses se détendent comme ça l'a été à Aix.

Je me remets au travail.
Pas la tête à attaquer des choses nouvelles.
Je ne me sens pas encore à l'aise dans la maison.
Filages.
Je filme.

Je m'arrête vers 19h.
Si la jambe et la cheville tordue (cf. 28/03/12) tiennent le coup, une nouvelle douleur au niveau des côtes à gauche apparaît …
J'en ai un peu marre d'avoir mal …

Le temps de signer, de passer le coup de balai.
Je suis chez moi vers 19h30.

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