En 2011,

Je suis sélectionné au Young International Choreographer Project,

événement créé par la World Dance Alliance-Asian Pacific

sous l’égide de l’UNESCO.
Avec sept autres chorégraphes originaires des quatre coins du globe,

je crée une pièce en trois semaines pour des danseurs taïwanais.

La découverte de cette île, volcanique,régulièrement secouée par des tremblements de terre et balayée par des typhons et par certains aspects en éternelle reconstruction, me rappelle le mythe de Sisyphe.


La mythologie chinoise a aussi son Sisyphe : Wu Gang.

Une sorte de cousin germain asiatique qui lui fut condamné à couper un arbre

qui repousse éternellement.


Il m'est venu en tête, l'idée d'un projet itératif,

une chorégraphie dansée trois fois sur trois musiques différentes.



http://c2a.7eme.trimestre.free.fr/sisyphe.html


dimanche 16 septembre 2012

Bamboo Curtain Studio - Jour 4 (1) - quand ça ne veut pas ...



Le temps se couvre
Le studio n'est pas encore prêt ..
Donc toujours pas
 de Sisyphe ...


Bien que la lune ait été au rendez-vous en haut de l'escalier quand je suis allé cherché l'eau chaude pour le thé du matin, la météo n'allait pas être bien clémente ce matin.
Alors que je m'étais habitué au bleu sur la montagne, les nuages ont envahi les crêtes.



Je continue mes mises en ligne sur le blog, discute avec les français noctambules et finit l'organisation de ma photothèque défaillante (cf. BCS Jour 2).
Ce matin, je vais voir mon studio.
Je compte m'installer ce matin et y travailler plus tard.
Entre temps, je vais aller voir Yen Ko-Yin, une danseuse du projet de l'an dernier qui m'a invité à voir son spectacle.
Elle m'avait fait la surprise de débarquer à Tsoying la semaine précédente avec le billet calé à la bonne page du guide du festival Taipei Fringe.





Je prépare mes affaires, mes musiques.
Je descends anxieux avec mon ordinateur ouvrir la salle tout seul pour la première fois.

Je traverse la première cour où je vois un des deux jeunes avec qui j'avais déjeuné la veille, puis la deuxième cour, j'arrive à la salle.


J'ouvre.



Il fait frais et il y a un ventilateur plafonnier.
Une chose est sure en travaillant aux bons horaires, je ne devrais pas avoir très chaud.
S'ils avaient effectivement enlevé le bric à brac qui restait, le sol était encore vraiment très sale.
Je me dis que je peux quand même faire une barre, je remonterai de toute manière me doucher avant de partir.

Je branche l'ordinateur, règle le volume.
La nappe de synthés monte (mes élèves savent de quoi je parle) et je me lance dans le premier exercice.


En parallèle, en première, en seconde, j'attaque la seconde parallèle quand une porte s'ouvre.
Pas celle par laquelle je suis entré, une autre sur le mur opposé qui donne sur le jardin.
Une dame passe, puis repasse avec deux ouvriers, ils repassent encore avec des encombrants.
Elle s'excuse aussi poliment que possible mais ça ne change rien au fait que je viens de perdre un temps précieux.


Elle revient avec une balayette pour nettoyer devant la porte.
Je ris, vue la saleté du sol dans toute la pièce.
Je tente de finir mon premier exercice.


Elle repasse une nouvelle fois, certes toujours en s'excusant.
Je craque.


Elle repasse avec les ouvriers.
J'arrête.
Il va falloir d'une part que je nettoie la salle et d'autre part que je travaille très tôt, (dès que je me lève) ou que je ferme les portes, mais c'est dommage quand il fait beau.

Je laisse mes affaires de danse et remonte me doucher, mon ordinateur sous le bras.
Ca me rappelle les premiers jours au Pavillon Noir quand je travaillais Correspondance(S) où le va-et-vient des gens m'empêchait de me concentrer.


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