Alors que je m'étais habitué au bleu sur la montagne, les nuages ont envahi les crêtes.
Je compte m'installer ce matin et y travailler plus tard.
Entre temps, je vais aller voir Yen Ko-Yin, une danseuse du projet de l'an dernier qui m'a invité à voir son spectacle.
Elle m'avait fait la surprise de débarquer à Tsoying la semaine précédente avec le billet calé à la bonne page du guide du festival Taipei Fringe.
Je descends anxieux avec mon ordinateur ouvrir la salle tout seul pour la première fois.
Je traverse la première cour où je vois un des deux jeunes avec qui j'avais déjeuné la veille, puis la deuxième cour, j'arrive à la salle.
J'ouvre.
Une chose est sure en travaillant aux bons horaires, je ne devrais pas avoir très chaud.
S'ils avaient effectivement enlevé le bric à brac qui restait, le sol était encore vraiment très sale.
Je me dis que je peux quand même faire une barre, je remonterai de toute manière me doucher avant de partir.
Je branche l'ordinateur, règle le volume.
La nappe de synthés monte (mes élèves savent de quoi je parle) et je me lance dans le premier exercice.
En parallèle, en première, en seconde, j'attaque la seconde parallèle quand une porte s'ouvre.
Pas celle par laquelle je suis entré, une autre sur le mur opposé qui donne sur le jardin.
Une dame passe, puis repasse avec deux ouvriers, ils repassent encore avec des encombrants.
Elle s'excuse aussi poliment que possible mais ça ne change rien au fait que je viens de perdre un temps précieux.
Elle revient avec une balayette pour nettoyer devant la porte.
Je ris, vue la saleté du sol dans toute la pièce.
Je tente de finir mon premier exercice.
Elle repasse une nouvelle fois, certes toujours en s'excusant.
Je craque.
Elle repasse avec les ouvriers.
J'arrête.
Il va falloir d'une part que je nettoie la salle et d'autre part que je travaille très tôt, (dès que je me lève) ou que je ferme les portes, mais c'est dommage quand il fait beau.
Je laisse mes affaires de danse et remonte me doucher, mon ordinateur sous le bras.
Ca me rappelle les premiers jours au Pavillon Noir quand je travaillais Correspondance(S) où le va-et-vient des gens m'empêchait de me concentrer.



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