En 2011,

Je suis sélectionné au Young International Choreographer Project,

événement créé par la World Dance Alliance-Asian Pacific

sous l’égide de l’UNESCO.
Avec sept autres chorégraphes originaires des quatre coins du globe,

je crée une pièce en trois semaines pour des danseurs taïwanais.

La découverte de cette île, volcanique,régulièrement secouée par des tremblements de terre et balayée par des typhons et par certains aspects en éternelle reconstruction, me rappelle le mythe de Sisyphe.


La mythologie chinoise a aussi son Sisyphe : Wu Gang.

Une sorte de cousin germain asiatique qui lui fut condamné à couper un arbre

qui repousse éternellement.


Il m'est venu en tête, l'idée d'un projet itératif,

une chorégraphie dansée trois fois sur trois musiques différentes.



http://c2a.7eme.trimestre.free.fr/sisyphe.html


mardi 11 septembre 2012

l'escale lituanienne


la Summer dance school de Vilnius
des danseurs masculins à qui ma gestuelle va bien (et qui ont l'air d'aimer ça)
ma tambouille musicale fait un tabac



Comme l'an dernier, où j'étais passé en Suisse avant de m'envoler pour Taiwan, cette année pon planning, très calme en juillet, m'a poussé à caler mon départ de Marseille une grosse semaine avant le voyage vers l'île pour rejoindre Vilnius.
En 2005, j'avais dansé un solo tiré de "apporter sa part de soleil" dont je vous ai déjà parlé lors d'un congrès de l'UNESCO.
À cette occasion, j'avais noué plein de contacts (dont celui qui fait que j'ai découvert Taiwan) et dans ceux-ci, Birute Baneviciute, une danseuse et pédagogue lituanienne qui était venue faire une conférence sur la danse et l'enfant dans son pays.
Elle me proposa de venir montrer mon travail aux danseurs lituaniens et je me suis retrouvé dix-huit mois plus tard au début de l'automne (qui ressemblait pour moi au plein hiver) devant une vingtaine de danseurs avec lesquels j'avais travaillé toute une semaine quatre grosses heures par jour.
Dans ces stagiaires, Aukse Baniene, qui, à son tour, m'a invité l'an dernier à la Summer Dance School de Vilnius, et a souhaité que j'y revienne cette année.



J'aime beaucoup travailler là-haut.
(c'est drôle, j'écris là-haut, comme si j'étais dans le sud de la France alors que j'écris de Taiwan)
L'ambiance y est détendue, mais studieuse.
Les danseurs sont juste là pour apprendre et partager.
Ils ne se montrent pas, ne cherchent pas à se faire repérer par les chorégraphes comme ça peut arriver en France ou dans d'autres pays d'Europe.
Ils bossent.

Cette année, le plaisir était d'autant plus grans que je retrouvais des têtes connues de l'année précédente et qui, comme souvent dans le nord de l'Europe, étaient bien moins distantes et bien plus souriantes.
Ce genre de situation où même si le corps peine parfois un peu on aime le métier qu'on fait.
D'autant que j'avais autour de moi des pointures :
trois de mes collègues appellent le patron de la Batsheva par son prénom (et pas par pur snobisme ..), un autre est passé par le NDT de Jiri Kilian mais aussi chez Forsythe et Wim Vandekeybus où il a rencontré un des autres intervenants.
Une fois de plus je fais une peu office de Petit Poucet dans le lot.




Comme l'an dernier, j'ai deux cours quotidiens, de niveaux différents.
Le premier, bien rempli (un tout petit peu trop) était d'un niveau intermédiaire et très hétérogène dans les participants : il y avait des danseurs classiques du niveau avancé de midi qui s'essayaient à autre chose, des danseurs contemporains à la recherche d'un certain swing, des personnes qui suivent des séances d'art thérapie, une prof de lindy hop, des acrobates, ... il n'y avait pas de raton laveur mais le m'lange était déjà bien varié.
Le second cours était beaucoup plus homogène et d'un très bon niveau.
Deux tiers de la classe sont des professionnels (chorégraphes, pédagogues, danseurs) en danse jazz ou en danse contemporaine.

J'aime bien cette position stylistique que j'occupe en ce moment qui fait que dans les deux disciplines, tout le monde y trouve son compte.
C'est la couleur des enchaînements qui va plus convenir à certains qu'à d'autres selon les fois.
Six jours de bon travail donc, avec une démonstration sans prétention le dernier jour.
Pas de chorégraphie montée.
Plus l'occasion pour chaque professeur d'expliquer oralement mais surtout corporellement bien sûr, ce qu'il défend et ce qu'il transmet.



J'en ai bien sûr profité pour tester des éléments de "notre Sisyphe" d'autant que, fait assez exceptionnel, il y avait trois ou quatre garçons par cours … dont certains que j'aurais bien embarqué dans l'aventure …
Peut-être une nouvelle destination de résidence pour un projet à venir …
Et contre toute attente (en tous cas pas la mienne) une massive demande pour mes musiques ..
Il va vraiment que je m'occupe de la SACEM et du reste.
J'ai pris les coordonnées de tout le monde en leur promettant de leur transmettre des choses dès que je les trouverai entièrement écoutables.
Une autre affaire à suivre.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire