À cette occasion, j'avais noué plein de contacts (dont celui qui fait que j'ai découvert Taiwan) et dans ceux-ci, Birute Baneviciute, une danseuse et pédagogue lituanienne qui était venue faire une conférence sur la danse et l'enfant dans son pays.
Dans ces stagiaires, Aukse Baniene, qui, à son tour, m'a invité l'an dernier à la Summer Dance School de Vilnius, et a souhaité que j'y revienne cette année.
(c'est drôle, j'écris là-haut, comme si j'étais dans le sud de la France alors que j'écris de Taiwan)
L'ambiance y est détendue, mais studieuse.
Les danseurs sont juste là pour apprendre et partager.
Ils ne se montrent pas, ne cherchent pas à se faire repérer par les chorégraphes comme ça peut arriver en France ou dans d'autres pays d'Europe.
Ils bossent.
Ce genre de situation où même si le corps peine parfois un peu on aime le métier qu'on fait.
D'autant que j'avais autour de moi des pointures :
trois de mes collègues appellent le patron de la Batsheva par son prénom (et pas par pur snobisme ..), un autre est passé par le NDT de Jiri Kilian mais aussi chez Forsythe et Wim Vandekeybus où il a rencontré un des autres intervenants.
Une fois de plus je fais une peu office de Petit Poucet dans le lot.
Comme l'an dernier, j'ai deux cours quotidiens, de niveaux différents.
Le premier, bien rempli (un tout petit peu trop) était d'un niveau intermédiaire et très hétérogène dans les participants : il y avait des danseurs classiques du niveau avancé de midi qui s'essayaient à autre chose, des danseurs contemporains à la recherche d'un certain swing, des personnes qui suivent des séances d'art thérapie, une prof de lindy hop, des acrobates, ... il n'y avait pas de raton laveur mais le m'lange était déjà bien varié.
Le second cours était beaucoup plus homogène et d'un très bon niveau.
Deux tiers de la classe sont des professionnels (chorégraphes, pédagogues, danseurs) en danse jazz ou en danse contemporaine.
J'aime bien cette position stylistique que j'occupe en ce moment qui fait que dans les deux disciplines, tout le monde y trouve son compte.
C'est la couleur des enchaînements qui va plus convenir à certains qu'à d'autres selon les fois.
Six jours de bon travail donc, avec une démonstration sans prétention le dernier jour.
Pas de chorégraphie montée.
Plus l'occasion pour chaque professeur d'expliquer oralement mais surtout corporellement bien sûr, ce qu'il défend et ce qu'il transmet.
J'en ai bien sûr profité pour tester des éléments de "notre Sisyphe" d'autant que, fait assez exceptionnel, il y avait trois ou quatre garçons par cours … dont certains que j'aurais bien embarqué dans l'aventure …
Peut-être une nouvelle destination de résidence pour un projet à venir …
Et contre toute attente (en tous cas pas la mienne) une massive demande pour mes musiques ..
Il va vraiment que je m'occupe de la SACEM et du reste.
J'ai pris les coordonnées de tout le monde en leur promettant de leur transmettre des choses dès que je les trouverai entièrement écoutables.
Une autre affaire à suivre.
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