En 2011,

Je suis sélectionné au Young International Choreographer Project,

événement créé par la World Dance Alliance-Asian Pacific

sous l’égide de l’UNESCO.
Avec sept autres chorégraphes originaires des quatre coins du globe,

je crée une pièce en trois semaines pour des danseurs taïwanais.

La découverte de cette île, volcanique,régulièrement secouée par des tremblements de terre et balayée par des typhons et par certains aspects en éternelle reconstruction, me rappelle le mythe de Sisyphe.


La mythologie chinoise a aussi son Sisyphe : Wu Gang.

Une sorte de cousin germain asiatique qui lui fut condamné à couper un arbre

qui repousse éternellement.


Il m'est venu en tête, l'idée d'un projet itératif,

une chorégraphie dansée trois fois sur trois musiques différentes.



http://c2a.7eme.trimestre.free.fr/sisyphe.html


lundi 4 juin 2012

24/05/12 - Trio virtuel dans le grand studio


la nouvelle musique
créer des danses pour d'autres
toujours penser à vider régulièrement la carte mémoire de l'appareil photo



La petite Juliette, la fille de Marie (cf. l'article sur Marie) a aujourd'hui un an.

La première version du sol des filles lotophages me plaît bien.
Il me reste deux autres versions à faire à partir des impros de mardi,
et puis voir ce que ça donne en simultané.
Le planning des filles est chargé ce mois ci, 
c'est le mois de galas de fin d'année entre autre.
Je ne vais pas pouvoir répéter avec elles.
Il y a aussi la musique à finir.
Elle doit finir avec ce son de bol tibétain, 
début d'une suite si cette musique est en milieu de pièce ou fin de ma composition qui enchaînera sur un autre compositeur si jamais c'est la dernière partie.
La veille en laissant des ébauches de sons dans la structure, 
j'avais trouvé des sons intéressants : 
comme je pars d'une banque de sons que je modifie, 
je laisse toujours quelque part dans la structure le son original, 
un peu comme un peintre qui laisserait une trace de la couleur originale dont il s'est servi sur une bord de tableau.
Parfois en les assemblant de manière aléatoire, j'ai des bonnes surprises.
Et hier quand j'ai écouté la suite ça avait été le cas.

Je décide d'essayer de trouver une suite à partir de là mais je rame
Je bataille trop, je veux avoir fini ce matin, j'abandonne.
Je conserve la structure rythmique et je change la tonalité jusqu'à revenir à la note originale.
Je finis un peu à l'arrache.
Aujourd'hui, je pars plus tôt, j'ai répétition dans le Grand Studio à midi.

Je croise Alexandra dans la rue, elle me fait la bise.
Elle a une course à faire, je lui dit de ne pas se stresser et que je l'attendrai dans le hall.
Aujourd'hui aussi il y a beaucoup de monde.
Tous les studios sont occupés et il y a un spectacle le soir.

Ce Grand Studio porte bien son nom.


Il a des proportions similaires à ceux des grands studios du Pavillon Noir.
Des gradins sont installés sur le petit côté du studio,
pour permettre plus de recul sans doute.
Mais du coup, cela rend la salle plus profonde que large pour les spectateurs.
En même temps, si les gradins étaient sur l'autre côté, ce grand studio serait très large et peu profond, une sorte d'étiquette.

J'attaque une deuxième version.
Comme hier, je regarde l'impro, je note ce que je garde, ce qui est superflu, modifie parfois les rythmes.
Je garde certains leitmotiv sur les deux versions : la croix (couché deux jambes en l'air dont une pliée), le doigt pointé vers la lune, le mouvement de hanches.


Cela va plus vite qu'hier (ou peut-être suis-je plus vif aujourd'hui ?)
Je filme
et dans la foulée, je filme aussi celle d'hier mais dans un autre espace dans l'idée de superposer les versions et voir ce que donne en simultané.

Comme ça va vite, il me reste encore deux heures dans le studio.
J'enchaîne avec la troisième version.
Je la filme en essayant de faire en sorte qu'elles se chevauchent le moins possible pour mon montage vidéo.

Il me reste assez de temps pour travailler la traversée entamée la veille.
Je me plante souvent.
En fait, je me rends compte que la musique a des pièges : des syncopes ... Satané compositeur (c'est qui déjà ? Ah oui c'est moi ..)
Je me concentre sur la pulsation et tout rentre dans l'ordre.
Je filme aussi.
Je me trompe souvent.
Je vais voir une des versions.
Carte mémoire pleine.
J'efface des photos.
Des vidéos des jours précédents.
Je filme en continu tant que je n'ai pas une boucle sans faute.
Quand ça me paraît bien, je réalise que l'appareil tourne depuis bien longtemps,
je cours l'éteindre ... 
Carte mémoire pleine
Tant pis ..
Je m'accommoderai des versions précédentes.
Je vérifie quand même la dernière version, 
l'appareil s'est arrêté juste avant la fin.
J'ai eu de la chance sur ce coup.

En sortant du Grand Studio, je croise Julien, qui est régisseur général adjoint au Pavillon Noir.
Il vient régler le son d'un duo de danseurs africains qui étaient en résidence chez eux et qui va se produire au Grand Studio ce soir.
Ca me fait plaisir de le croiser ici.
Il me demande quand est-ce que je reviens au Pavillon, je lui réponds que j'espère être là à l'automne après la résidence à Taiwan.
Je prends des nouvelles de l'équipe et lui promet de leur raconter ce qui se passera à Taiwan.

Je rentre à la maison.
J'ai le temps de manger de la glace en transférant les vidéos avant de partir donner mes deux cours.
Je suis très fatigué.
Les cours sont laborieux mais l'ambiance est bonne et les élèves me donnent toute leur énergie.
J'apprends la traversée aux élèves du dernier cours.
En groupe, ça marche bien aussi, c'est une autre idée ....

Je regarde les vidéos des sols des lotophages.
Je dois choisir les meilleures mais je suis crevé, je m'endors devant l'écran mais je veux continuer.
Je réussis à faire un choix et je tente une mise en place comme avait fait Sylvain Roume sur une des vidéos de Jamais seul, ma création de 2009.
C'était un solo dont le thème principal était que bien que sur scène je ne sois jamais vraiment seul sur le plateau.
Il y avait une séquence que l'on avait appelé "1,2,3 soleil" où comme dans le jeu des enfants, trois bonshommes jouaient avec moi sur scène et devaient s'arrêter de danser quand je me retournais.


Je galère.
Je ne suis vraiment pas Sylvain.
Il me semble arriver à quelque chose de correct.
Il est 2h du matin.

On verra demain.
Enfin .. tout à l'heure.

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