petite forme
moral en berne
le trio est beau
La petite nuit influe sur l'ambiance matinale.
Je suis un peu fatigué mais surtout je n'ai pas du tout le moral.
Je me replonge dans le montage du trio virtuel et tente de faire pour le mieux pour que ce soit regardable.
Je publie sur facebook (j'aurai fait ce que j'ai pu ...) et j'archive.
Ca me servira de base de travail avec les filles, il faudra "juste" recaler toutes les vitesses pour que des connexions se fassent entre les solos.
Je commence à ébaucher une structure musicale pour la performance du 2 juin (cf. 22/05/12). En fait, je vais commencer par la musique de la traversée et remonter à l'envers (duo puis solo).
La semaine prochaine, je me construirai une grille de consignes où j'intégrerai des parties de danse déjà écrites et des impros.
Toujours pas de nouvelles des théâtres marseillais et de certains lieux où j'avais demandé une résidence.
Tout ça me mine depuis quelques temps déjà mais là, la fatigue aidant, je frôle le découragement.
Je lance un appel sur facebook en forme de coup de gueule : vu que j'ai tenté les voies officielles, certains tuyaux que des connaissances m'avaient donné, je me dis que ça ne coûte rien.
Et puis c'est important aussi, selon moi, de ne pas être sur les réseaux sociaux que pour faire la promotion de ce qui marche.
Je suis certain de ne pas être le seul dans cette situation :
j'ai eu ces deux derniers mois la chance de travailler dans de très beaux studios très spacieux mais je n'ai pas accès aux théâtres proposant des espaces équivalents.
Mes amis de l'espace des Arts et du théâtre des Chartreux me proposeront peut-être de retravailler avec eux mais les scènes sont petites, "notre Sisyphe" n'y rentrera pas.
L'idée que pour l'instant la seule trace de tout ce travail ne sera probablement que la création taïwanaise m'attriste.
Je suis marseillais, j'aime cette ville et sans parler de reconnaissance, j'aimerais bien que cette ville me rende un peu de cet amour parfois..
Dans le bus, je m'endors comme dans la pire des journées du Pavillon Noir, la répétition risque d'être très moyenne.
Arrivée à KLAP, je croise quelqu'un que je n'avais plus vu depuis très longtemps.
La preuve, elle me demande si je bosse toujours dans les carnavals alors que je ne travaille plus avec des chorégraphes brésiliens depuis 1990.
Ca me rappelle un danseur que j'avais croisé sur un projet et qui me dit "je croyais que tu avais arrêté de danser"
Je ne me suis vraiment pas rendu assez visible.
Dans le hall, je croise aussi la danseuse qui travaillait avec Michel en début de semaine, en fait c'est une danseuse du Ballet National que j'avais beaucoup aimer voir danser.
J'aimerais bien lui dire mais je sens que ça serait un peu ridicule.
C'est bien dommage.
L'administratrice passe et va plaisanter avec elle ...
De retour au Petit Studio, dans l'optique de pouvoir faire une vidéo de la traversée avec plusieurs danseurs comme celle du trio (cf. 24/05/12), je tente de filmer la phrase en boucle dans le Petit Studio, le fond est uni, le traitement vidéo sera plus simple. Je visionne tout de suite.
Malheureusement, la caméra a du mal à faire le point correctement dans cette salle.
Ca passe par des flous notamment sur les côtés (en début et fin de boucle).
Je me décourage, j'abandonne.
Je révise les sols pour les lotophages, ça commence à bien marcher maintenant, et je débute la structure de la performance de samedi prochain.
C'est tout pour aujourd'hui, je n'ai ni la tête ni le coeur à être créatif.
Tant pis.
Je rentre.
Il faut que je compose une musique pour le stage de demain : un échange avec Sophie (cf.en Correspondance(s) ) qui m'a proposé de travailler sur des phrases adaptables à des rythmes de bullerias. J'ai la structure rythmique ... À moi d'élaborer quelque chose.
Espérons que je sois inspiré, sinon je le ferai demain matin.
Près de chez moi, je croise un couple qui me sourit.
Le monsieur me demande si je ne dansais pas avant.
Je lui réponds que oui et que je danse encore.
En fait, il m'a vu sur un tournage d'un film de Jacques Demi avec Yves Montand en 1988 !
Je me demande comment il se souvient de moi : nous étions 40 danseurs plus les acteurs et l'équipe technique.
Décidément, les années 90 se rappellent à mon bon souvenir.
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