une belle rencontre dans les Alpes
l'ordinateur mais pas le chargeur
pas de trio, on enchaîne sur la performance de juin
J'ai passé le samedi après midi à Peyruis dans les Alpes-de-Haute-Provence au studio de Sophie Barberan (cf. 25/05.12).
Une belle rencontre avec ses élèves et la découverte de son lieu, simple et chaleureux, à son image ...
Après deux heures de cours, nous avons tenté de travailler sur une danse commune, provenant de ma gestuelle et adaptable aux bullerias.
Pas si simple : comme je le pressentais, le souci du tempo a nécessité une plus grande adaptation que le simple placage de ma danse sur cette musique.
En dehors du changement d'énergie que cette musique engendre, il a fallu aussi revoir le rythme de chaque phrase en accélérant certaines choses, en ajoutant des arrêts ...
C'est encore plus intéressant mais ça demande plus de temps.
Une belle piste de travail en tous cas.
Je me suis tellement bien senti dans le lieu que je suis reparti sans mon ordinateur portable et son chargeur.
Heureusement, Sophie "descendait" dans la région aixoise le dimanche.
J'ai pu récupérer l'ordinateur ... Mais pas le chargeur.
Pas si grave, j'en ai un autre chez moi.
Retour à KLAP ce mardi (lundi de Pentecôte oblige)
Au départ, ces trois jours étaient essentiellement prévus pour travailler le trio avec les danseuses ..
Mais .. souci de planning, l'une danse ailleurs, l'autre remplace une collègue.
En plus, il y a une différence entre le planning que j'ai sur le mail de KLAP et celui écrit sur la convention : ces trois jours deviennent .. deux jours.
Je n'ai plus le jeudi.
Je suis à nouveau seul ...
Changer son fusil d'épaule.
Je profite de l'occasion pour préciser ce que je vais faire samedi et pour tenter des choses nouvelles.
Je sais que la performance contiendra l'essence de "notre Sisyphe"
mais quelles parties choisir ? comment l'adapter à l'espace (la cour du château de Trets) ? comment enchaîner les diverses parties ?
Qu'est-ce qui restera en impro ? Qu'est-ce qui sera écrit ?
Je décide d'un ordre inverse à celui de la pièce :
les éléments de la traversée, ceux du duo, et le solo en entier.
Je fais un montage sonore en conséquence que je testerai en studio.
J'arrive à KLAP à 15h15.
Dehors à l'entrée, je croise Wendy Cornu et Julie Alamel.
C'était mes voisines au Pavillon Noir (cf. 22/03/12).
Wendy me fait remarquer mon quart d'heure de retard.
(pour une fois que je ne culpabilisais pas)
Comme elles sont avant moi dans le studio, on décide que le lendemain, elles pourront y rester tant que je ne suis pas arrivé.
Je les laisse à leur conversation et m'installe dans le Petit Studio.
Problème.
Je n'ai pas le chargeur de l'ordinateur.
Le premier est dans les Alpes, le second .. à la maison.
J'ai tellement l'habitude d'avoir un chargeur dans le sac que c'est la seul chose que je n'ai pas vérifié avant de partir.
J'allume l'ordinateur, il reste une vingtaine de minutes.
La seule solution : graver des CD.
Sauf que je n'en ai pas avec moi.
Je pourrais peut-être en demander au bureau mais je n'ose pas les déranger, je pars en chercher dans le quartier.
Je remonte le boulevard National, des boutiques de téléphones portables, des web cafés, des salles où on peut téléphoner à l'étranger, des bazars, des alimentations discount, des bars, un tabac ...
Rien ..
Finalement, à l'autre bout du boulevard, près de la gare Saint Charles, je trouve un paquet de CD.
Je retourne au studio après une petite heure de galère, il y a un appel en absence sur mon portable.
C'est Alexandra, du bureau juste à côté du studio, qui ne m'ayant pas vu arriver, m'a appelé pour savoir si elle pouvait libérer le créneau et laisser Wendy et Julie investir le studio quelques heures de plus.
Je vais au bureau pour me montrer.
Je dis bonjour, les têtes se retournent.
Silence.
Alexandra vient vers moi, elle est rassurée.
Je grave les CD.
La barre.
Le corps va bien, c'est déjà ça.
J'improvise de nouvelles choses sur la musique du trio.
Dans la cour du château, je ne vais pas pouvoir faire trop de choses au sol et puis je préfère ne pas retenir de trop les parties que je transmettrai aux filles.
En revanche il y a un mur au fond de la cour, je tente une variation sur le mur du fond du studio, ça me rappelle ce que je faisais dans "House of sand", la chorégraphie de Marjan Raar que j'avais dansé en Finlande (cf. la musique)
Je décide de construire la phrase de la traversée par accumulation.
Il me vient une idée, une improvisation avec un panier de cerises.
Manger des cerises dans des positions improbables ..
Tout ça prend forme, il faudra juste gérer tout ça dans la durée.
Sur la musique du duo, j'ai toutes les phrases que nous avons travaillé et aussi celles que j'ai développées avec les élèves en cours.
À voir comment j'agence tout ça ..
Ce sera le boulot de demain.
Avec l'ordinateur cette fois
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