En 2011,

Je suis sélectionné au Young International Choreographer Project,

événement créé par la World Dance Alliance-Asian Pacific

sous l’égide de l’UNESCO.
Avec sept autres chorégraphes originaires des quatre coins du globe,

je crée une pièce en trois semaines pour des danseurs taïwanais.

La découverte de cette île, volcanique,régulièrement secouée par des tremblements de terre et balayée par des typhons et par certains aspects en éternelle reconstruction, me rappelle le mythe de Sisyphe.


La mythologie chinoise a aussi son Sisyphe : Wu Gang.

Une sorte de cousin germain asiatique qui lui fut condamné à couper un arbre

qui repousse éternellement.


Il m'est venu en tête, l'idée d'un projet itératif,

une chorégraphie dansée trois fois sur trois musiques différentes.



http://c2a.7eme.trimestre.free.fr/sisyphe.html


vendredi 13 juillet 2012

juin et juillet - l'affaire Sofitel (1) la douche


Rien à voir avec DSK
Le retour de "la douche"
Les aléas des plannings et des reprises de rôle





J'ai dans mes élèves une responsable qualité (enfin c'est un truc comme ça mais je ne sais plus trop) d'un hôtel Sofitel de Marseille.
Celui du Vieux-Port (pas celui de la Corniche où on met les joueurs de foot).
Une fois par saison, ils organisent une soirée "festive" appelée "les folies du Carré" où invitent des artistes au gré des saisons.
Ils sont mêlés aux autres "happenings" comme des défilés de mode, des ateliers de body painting, tout le monde regarde ça en grignotant des tapas et en buvant des cocktails.
De temps en temps, après mes cours du jeudi, je vais y faire un tour avec certaines élèves, c'est l'occasion de boire un verre (en général offert par la maison) et de se plonger pour un temps dans un environnement qui m'est totalement exotique, celui des hôtels de plus de trois étoiles.

Pour la soirée du printemps, mon élève avait fait venir des danseurs de tango.
Comme le public avait été réceptif, elle m'a proposé de "faire un truc" pour une des fêtes suivantes.
J'ai donné mon accord de principe avec en tête, avec l'idée peut-être de tester une danse des lotophages que j'aurais créée entre temps et qui sera donc prête pour la fête d'été ou celle d'automne.
Une nouvelle occasion de tester du matériel dansé de "notre Sisyphe".

Finalement, nous sommes invités pour la fête suivante, le 13 juin.
Comme il y a d'abord la performance du château à préparer (le 2 juin), je propose quelque chose avec trois danseuses sans préciser le contenu.
Je range ça dans un coin de ma tête, tout concentré que j'étais sur l'aventure du château.

Je l'ai tellement bien rangé que je suis étonné quand j'ai un message de Gwendoline, l'assistante de mon élève.
Elles ont déjà une idée bien précise de ce qu'elle veulent.
Elles ont vu "la douche", un solo repris par Élise dans "Résumé des épisodes précédents "cette saison.
Elles voudraient bien ce solo mais réécrit pour un groupe et .. sur une autre musique.



"la douche" est une de mes scènes fétiches.
Au départ, ce solo était un trio de filles.
Je l'avais créé en 1998, pour ma seconde pièce : "Quartet".
C'est la composition musicale de Meira Asher (une artiste israélienne un poil déjantée) qui m'avait inspiré.
Une base d'eau, une harpe, et un texte de Tahar Ben Jelloun, extrait de "l'enfant de sable" qu'elle récite le long de la musique.

À l'origine, il y avait Nadia, mon amie de toujours, et Laurence Tamponi, qui a quitté la compagnie deux ans après.
Il y avait aussi Jeanne Vallauri qui pour "presque" la première fois dansait pour quelqu'un d'autre que Josette Baïz.
Juste après cette pièce, elle prit son évol avec d'autres chorégraphes du coin dont Michel Kéléménis (le monde marseillais de la danse est tout petit) et devint une des interprètes principales de Maguy Marin.


Nous avions créé cette pièce en décembre 1997 à Pau, j'étais alors tout auréolé de ma médaille de bronze de la F.F.D.




Dans la foulée, nous avons été sélectionnés pour le "off" du festival de danse jazz de Montreux (qui n'a, hélas, eu lieu qu'une fois) et j'avais dû remplacer Jeanne (prise depuis peu chez Kélé) par Sophie Rozier dont je vous ai déjà parlé (cf. 10/04/2012).


En 2004, un nouveau festival naissait à Simiane, une petite ville entre Aix et Marseille.
Les organisateurs avaient vu "Silence radio" notre création de 2003, et nous avait commandé une pièce.
J'avais créé une pièce, "7.4.2.1....", où j'avais repris "la douche" mais pour quatre danseuses cette fois.




Il y avait toujours Nadia, mais aussi Audrey, une de mes élèves que j'avais récemment engagée, Lise, une copine chorégraphe et Marie avec laquelle j'allais (une fois de plus) faire un duo




L'année suivante, naissait un nouveau lieu à Marseille.
Ancienne salle de ventes, puis salle de répétition du théâtre des Bernardines (j'y ai passé toute une saison avec Geneviève Sorin), une équipe de jeunes gens dynamiques avait décidé d'en faire un théâtre à part entière.
Ils l'ont rebaptisé "Daki ling" et dès la première saison c2a fut présente avec "7.4.2.1...."
Nous y avons fait toutes nos créations jusqu'à Correspondance(S).

Là encore, ce fut une nouvelle version : les aléas des emplois du temps ont décidé pour moi.
Nous étions sept sur scène.
La moitié de l'équipe n'avait pas fait la création de Simiane et seule Nadia restait de l'équipe originale !
Nous n'avions ni le temps de remonter la version à 4 de l'année précédente (et encore moins la version à 3 de 1997 !)
J'ai décidé de le transformer en solo et Élise reprit le rôle.




Quand je me suis lancé dans "Résumé des épisodes précédents", je ne pouvais pas laisser "la douche" de côté.
Je me suis dit que les petits plateaux scéniques qu'étaient le théâtre des Chartreux et l'Atelier des Arts seraient l'occasion de me replonger dans la version originale,
mais là encore, les plannings des danseuses ne coïncident pas, j'en reviens à la version solo d'Élise.




Et ce solo qui sera le point de départ du happening au Sofitel.

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