Un village d'artistes comme on dit ici.
C'est à dire un lieu qui accueille des créateurs de tous les horizons, utilisant divers moyens d'expression.
Certains sont invités, certains comme moi ont été sélectionnés, d'autres louent des locaux.
Le BCS, comme je l'appellerai dorénavant, est une ancienne ferme avicole.
On y élevait des poulets.
Il est calé le long d'une petite route qui longe le métro qui permet de rejoindre le centre-ville en moins d'une demi-heure.
Mei me fait faire le tour du propriétaire.
Dans la première cour à l'entrée, à gauche, il y a mon studio de travail, qui n'est pas encore prêt.
Dans les ateliers voisins, des plasticiens.
À droite, d'autres ateliers (dont les locaux d'une compagnie de théâtre et de musique) et les bureaux au premier étage.
En contournant l'immeuble, on arrive à une seconde cour.
On y retrouve donc les bureaux à droite et à gauche la cuisine et une salle commune au rez-de-chaussée et les chambres à l'étage pour les artistes résidents.
Il faut contourner (aussi) cet immeuble pour y accéder.
En me montrant mon espace dans le frigo commun, elle m'explique que le dernier typhon, celui qui m'a précédé au moment où j'atterrissais à Kaohsiung (cf. Kaohsiung le retour") a fait des dégâts dans la toiture.
Il y aura des ouvriers (ici en pleine sieste méridienne) sur le toit aujourd'hui et demain.
À cet étage, il y a le bureau de la directrice (mais elle l'utilise relativement peu me dit-on), un salon, des sanitaires
(au moment où on arrive l'eau coule sous la douche … C'est mon voisin !) et deux chambres.
Le tout est séparé par des panneaux de bois coulissants.
D'ailleurs toute la structure est faite de bois et de métal.
On ne trouve du béton et du verre que dans les sanitaires et dans certains meubles (bureaux, petits rangements).
Ma chambre est spacieuse.
Bien-sûr moins grande qu'à Tsoying où j'avais une salle de classe, mais tout à fait agréable à vivre avec sa large baie vitrée donnant sur la montagne.
Je sais qu'à son pied coule la Tamsui River qui passe aussi au temple de Gandu où j'étais allé l'an dernier.
(cf.Taipei - deuxième partie")
Mei me propose une carte SIM pour mon téléphone.
Ce qui me permettrait d'avoir un numéro local.
Hélas, SFR a bloqué mon portable.
Comme en Afrique du Sud, j'avais loué un téléphone, je lui demande si ça se fait ici.
Elle me dit que ce qu'elle va plutôt faire c'est chercher un téléphone d'occasion.
Je pose mes affaires et tente d'organiser un peu mon bureau.
Il y faudra un coin pour travailler et un coin pour le petit déjeuner.
Aujourd'hui, pas de mouvement vu que le studio n'est pas prêt.
J'ai le blog à avancer (notamment penser à la version anglaise qui démarrera d'ici) et des mails à envoyer.
Il faut que j'écrive au bureau français de Taipei à qui j'avais dit que je rendrais visite une fois arrivé, mais aussi aux lieux qui me prêtent des locaux en France (comme le Pavillon Noir par exemple) car la rentrée est là et je dois pouvoir bosser en octobre.
J'en profite aussi pour faire le point sur la création.
Qu'est-ce que je dois faire ici ?
Qu'est-ce qui a changé après le passage à Tsoying ?
Comme la nuit précédente a été courte vu que je voulais aller voir le lac au lever du soleil, une fois posé, je m'octroie une sieste avant de me mettre en route.
Au réveil, le ciel est rose et j'ai réalise qu'il y a une porte ..
Et un balcon !
Je pense qu'il y en aura souvent …
Du balcon j'aperçois la mer à ma droite et le pont de Gandu à gauche.
Demain matin, je devrais pouvoir voir le soleil se lever.
(oui je sais c'est une obsession)
Il va falloir se lever tôt.
À la nuit tombée, je décide d'aller en ville.
Un peu au hasard.
Je prends le métro et descend dans le centre ..
Ca n'est visiblement pas la bonne solution, il va falloir que je me penche sur le guide, la ville est bien trop grande.
Je trouve quand même un endroit où manger (et où je peux lire les menus), c'est un restaurant thaï, honorable.
Rien de magique dans ce quartier, je remonte au BCS en passant, bien-sûr, par le Seven Eleven pour acheter de quoi petit déjeuner.
Me voilà dans la chambre dans laquelle je me sens déjà bien.
J'espère que ce sera pareil avec le studio.
Un passage sur le net pour parler à l'Europe mais aussi pour prévenir les danseurs de l'année précédente et puis mon pote Vincent (cf.Taipei - première partie") que je suis dans la ville.
Pas beaucoup de travail aujourd'hui, on verra demain.




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