Hélas, mauvais calcul (mon sens de l'orientation fout le camp), l'est n'est pas du temps vers Gandu mais .. derrière le Bambou Curtain Studio.
mon balcon, qui est en fait au sud-ouest, je vois la montagne et le ciel qui prend certes des reflets roses mais hélas pas de soleil à ma gauche.
Au petit déjeuner, du thé vert bien-sûr, des biscuits et une pâtisserie du Seven Eleven.
(je me rends compte que j'ai oublié de vous expliquer - et je le rappelle à ceux qui ont suivi l'histoire depuis l'an dernier - que je consigne dans un carnet toutes mes notes avant de les taper dans l'ordinateur et de les transférer, après avoir choisi les photos, sur le blog)
Je résume les quinze jours de Kaohsiung.
Je veux m'en débarrasser
Non pas parce que c'est un mauvais souvenir mais plutôt l'inverse :
"les soldats du vents" est une pièce cousine de Sisyphe mais elle m'a emportée ailleurs.
Il faut que je me recentre sur ce que j'ai commencé à Marseille et dont je vous parle depuis presque six mois maintenant.
Et puis, il ne faut pas que je prenne trop de retard.
Les articles du blog sur le Bamboo Curtain Studio doivent être faits en français .. et en anglais (c'est une des contreparties de la résidence).
Une fois la rédaction manuscrite achevée, je me mets à la publication.
Et là problème, le blog fonctionne mal.
Soucis de mise en page, et aussi du fait de la faible connexion wifi, des temps de transfert très longs.
Je perds beaucoup de temps et je n'aime pas ça.
D'autres nouvelles assez moyennes arrivent par mail :
mon interlocutrice du Bureau Français de Taipei est déjà partie en congés maternité, elle m'avait dit qu'elle partirait le 15 ..
et du côté du Pavillon Noir, le ballet va occuper plus de place (passage envisagé de deux .. à quatre distributions ! le ballet Preljocaj est une affaire qui marche ..)
Du coup, il reste moins de places pour les petits ..
Je prends les dates qui restent en fonction de mon planning, en espérant que les filles soient disponibles.
Je teste diverses manières de rafraichir la chambre.
Un courant d'air.
Le petit ventilateur.
La climatisation .
Rien ne marche vraiment comme je le voudrais :
le courant d'air est trop faible, le ventilateur trop bruyant et la clim' trop forte.
Dans toutes ces petites mauvaises nouvelles, je croise mon voisin.
C'est un peintre américain du Minnesota.
Il est là depuis deux mois et partira comme moi début octobre.
Il m'explique que Margaret, la directrice, est en Europe et devrait rentrer bientôt.
Il me demande si je n'ai besoin de rien, et me dit de ne pas hésiter à le solliciter en cas de besoin.
Un drôle de mélange : l'accueil taïwanais dans un corps américain.
Retour à la chambre.
Je débranche mon disque dur de photos sans l'avoir éjecter.
La photothèque ne s'ouvre plus.
Ca m'était déjà arrivé l'an dernier
Cette fois-ci, j'ai sauvegardé la majeure partie des photos de l'année chez moi.
et je sais aussi qu'en cas de besoin, en fouillant dans le disque, je retrouverai les originaux .. mais sans les retouches.
Il ne me reste plus qu'à réinstaller les originaux des deux derniers mois dans une nouvelle photothèque.
Ca prend beaucoup de temps, et je n'aime pas ça non plus.
Je décide de manger assez tôt.
En route pour Zhuwei.
En attendant au passage piétons, je vois un petit snack.
Je traverse et ma foi, le cuisinier a l'air sympathique.
Je m'aventure.
Je lui demande du riz.
Je comprends qu'il me demande avec quoi.
Je ris et je lui dis que je n'en sais rien.
Il me montre de la viande blanche qui a l'air d'être du poulet, coupé en petits morceaux.
Je lui dis OK.
Je repars cinq minutes plus tard avec un cousin du bento japonais avec du riz, la viande, du tofu, deux sortes de légumes et un oeuf.
Il me manque juste une bière taïwanaise pour agrémenter le tout.
Seven Eleven …
Un petit dîner comme je les aime
(je sais j'aurais dû prendre une photo mais je n'étais pas trop d'humeur)
Je me couche tôt pour en finir avec cette journée bien mitigée.
Demain, j'irai voir la rivière.




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