En 2011,

Je suis sélectionné au Young International Choreographer Project,

événement créé par la World Dance Alliance-Asian Pacific

sous l’égide de l’UNESCO.
Avec sept autres chorégraphes originaires des quatre coins du globe,

je crée une pièce en trois semaines pour des danseurs taïwanais.

La découverte de cette île, volcanique,régulièrement secouée par des tremblements de terre et balayée par des typhons et par certains aspects en éternelle reconstruction, me rappelle le mythe de Sisyphe.


La mythologie chinoise a aussi son Sisyphe : Wu Gang.

Une sorte de cousin germain asiatique qui lui fut condamné à couper un arbre

qui repousse éternellement.


Il m'est venu en tête, l'idée d'un projet itératif,

une chorégraphie dansée trois fois sur trois musiques différentes.



http://c2a.7eme.trimestre.free.fr/sisyphe.html


jeudi 20 décembre 2012

Élise


Un pilier de la compagnie ...
Grandir ensemble ...
Pour notre Sisyphe, ça va vite ...


Élise a débarqué dans mes cours il y a ...
Je ne sais plus.
Elle devait être au lycée, elle avait les cheveux très longs et habitait encore Rousset.
C'était dans une école de danse classique où j'avais été embauché pour apprendre aux élèves à danser autrement.
Elle, ça n'était pas une danseuse classique.
Elle avait pris des cours ailleurs.
Dans ses yeux, on lisait l'envie d'apprendre, la découverte, le plaisir de danser.
Son corps était imparfait pour le "métier", comme le mien, comme beaucoup d'entre nous.
C'est ce qui la rendait encore plus attachante.

Quand j'ai créé la compagnie, j'ai proposé à trois danseuses de cette école de travailler avec nous : la petite Audrey Lievremont qui allait finir finaliste au concours international de Lausanne et entrer dans la foulée à Rudra, le centre de formation du Béjart Ballet, Sophie Rozier dont je vous ai déjà parlé (pour savoir où, cherchez Sophie dans la colonne de gauche et vous en saurez plus) et Laurence Ramirez qui a fait un petit bout de chemin avec nous.




Laurence a décidé d'arrêter l'aventure en 2000.
J'avais commencé ma première pièce "1904" et je me lançais dans une version longue pour laquelle il me fallait la remplacer.
La passion d'Élise avait grandi, son talent aussi, je lui ai demandé de nous rejoindre pour cette première grande pièce en 2001.

Depuis, elle a passé son diplôme d'état de professeur de danse jazz, elle est aussi allée prendre l'air en Amérique du Sud.
Elle a quitté ses parents, s'est essayée à plein de choses mais ne m'a jamais quittée.


Élise, c'est ce genre de personne à qui peu de gens résiste.
Je me souviens du tournage de la vidéo pour la pièce "apporter sa part de soleil", il fallait traverser une propriété, on a demandé à Élise d'aller voir les occupants ...
quelques minutes après, nous traversions les champs accueillis par un large sourire..

Élise seule à une terrasse ? Pas plus de deux minutes.
Un musicien, un réalisateur, un autre artiste travaille avec nous ? Il me demande qui est cette fille.

Comme Marie, elle fait partie de ces danseurs que j'ai la chance de voir grandir.
Cette adolescente est devenue une femme, une mère d'une très belle petite fille.
Elle fait de la moto, du yoga, danse aussi dans des cabarets, prend des cours de flamenco, s'intéresse à tout et surtout, danse avec nous, avec un sourire constant.



Pour en revenir à Sisyphe, je lui ai donc transmis une des partitions solo du trio des lotophages.
C'est avec elle que c'est allé le plus vite.
L'habitude de travailler avec moi probablement.


Élise n'est pas contente d'elle, pour une raison bien précise, que, bien-sûr je ne vous dirai pas ..
Pour les plus curieux, vous pouvez comparer cette vidéo avec celle de l'article où se trouve la vidéo avec les trois danseuses ...

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