Marie est parmi nous
L'angoisse des derniers moments
Les trois quarts de la première version enfin livrées au public
Le temps est comme j'en ai le souvenir.
Gris et lourd.
Je prépare mon premier thé.
Magali arrive la première mais je n'ai pas trop envie de parler pour le moment.
Pendant que je bois ma première tasse, la maison s'anime.
Du bruit dans la chambre de Sylvain,
Fred semble aussi réveillé mais doit sûrement vouloir rester couché.
J'entends les voix des deux autres filles : celle plus grave de Sophie qui répond à celle d'Élise.
À la fin de ma première tasse, mon cerveau se désembrume mais pas le temps.
J'écris l'article du blog sur la veille avant d'oublier.
Aujourd'hui, j'ai prévu d'arriver à 9h30 à Pôle Pik.
Je compte travailler seul avec Marie à partir de 10h,
histoire de se remettre le duo dans la tête et le corps avant de régler les soucis d'espace avec les trois autres filles.
Je descends finir mon thé dehors.
On fait comme la veille : Sylvain viendra plus tard.
Quand nous arrivons, Fred et Jean-Michel font quelques réglages avant que nous ne puissions disposer du plateau.
10h.
Marie arrive avec Éric, son futur mari, et la petite Juliette qui aura bientôt trois ans.
Elle est radieuse, contente d'être là.
On parle un peu des deux jours passés.
Je lui explique la complexité des espaces.
Nous attaquons le duo :
elle se souvient de tout comme si on avait répéter la veille.
C'est bien agréable, nous allons gagner une heure sur le planning.
L'espace.
Je déplace Élise et Sophie vers l'avant comme je le pressentais.
Il nous reste à gérer le passage entre elles pendant le duo et à trouver la bonne amplitude des mouvements pour finir dans le coin opposé à l'avant-scène sans sorit vraiment.
Après quelques cafouillages, on est prêts à filer.
Je décide de ne pas montrer la toute dernière partie tentée la veille.
Le groupe n'est pas assez cohérent et les propositions des filles pas assez abouties pour que ce soit montrable.
L'angoisse monte.
Les doutes reviennent.
Je ne me sens pas à la hauteur de mon solo, je ne suis pas sûr de pouvoir le faire avec le trac.
Le danseur maudit le chorégraphe.
Le chorégraphe flippe aussi :
je sais que Najib a beaucoup insisté pour qu'on ait cette résidence, je ne veux pas décevoir.
Sylvain veut filmer.
Je lui promet qu'on en fera au moins deux avant la présentation publique.
Il nous reste celui-ci pour faire toutes les erreurs possibles.
Le premier filage se termine.
Pas de souci majeur, si ce n'est des trous de mémoire et des ensembles ratés.
Le stress gagne les filles.
Je ne leur ai pas facilité la tache en les laissant immobiles cinq minutes avant qu'elles attaquent le trio.
La pause déjeuner s'impose.
Les filles ont l'air de se détendre, pas moi.
Je sors répéter mon texte au calme.
Pendant que je révise, deux jeunes stagiaires arrivent,
un en trottinette, l'autre en skate board.
13h45.
On fait deux filages.
Le second sans mon solo.
Plus à cause de l'angoisse qu'autre chose.
Sylvain filme.
Il y a encore quelques plantades dans le duo, on fera mieux à la présentation publique.
14h45.
Retour à la loge.
Attente.
C'est plus de l'inquiétude que du vrai trac.
Jean-Michel nous demande si on veut se placer en coulisses avant l'entrée du public.
Je lui dis que nous entrerons en même temps que les gens.
Les filles seront avec moi sur scène pendant que je présente le projet.



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