Une fac près de la plage
Pas le même rapport à la mer
Des plantes en cadeau
Le samedi après la présentation de Lingya, je reprends le petit bus de la ligne 1 et je vais jusqu'au terminus, la faculté de Sizhiwan.
Et oui, les bâtiments de cette université ont la vue … sur la mer.
Si j'avais été étudiant ici, je réviserais sûrement ailleurs que dans ma chambre …
Ici, ça n'est pas vraiment une amie : cette île tremble quasiment tous les jours.
D'ailleurs, sur le site officiel de la météo taïwanaise, il y a un onglet "earthquakes" qui est rempli quotidiennement.
Sur cette île on parle autant des tremblements de terres que des pluies torrentielles ou des canicules.
En général ce sont des séismes de faible magnitude.
(je dis en général parce que le jour où j'écris cet article, il y en a eu un assez violent sur l'est de l'île qui a été ressenti dans toutes les villes de l'ouest)
Et avec les tremblements de terre, il y a les tsunamis.
Donc voilà, les gens ici ne sont pas vraiment branchés baignade à tout va.
De l'autre côté, il y a la plage qui est abritée par des enrochements et une autre digue.
Beaucoup de promeneurs qui viennent comme moi regarder le soleil se coucher.
Je m'installe au bord de la digue au dessus des rochers dans lesquels vivent des petits crabes argentés.
Il va fermer l'accès à la plage qui est fermée la nuit.
Décidément, on a vraiment peur de l'eau ici.
En retournant à l'arrêt de bus, je décide de revenir le lendemain matin.
Comme la veille, je me retrouve à attendre au milieu des taïwanais.
Je sors de la fac et longe le mur.
Le parking est désert.
Je mets les pieds dans l'eau ...
Comment peut-on résister ?
Je me baigne.
L'eau doit être au moins à 25 degrés.
Et toujours aussi peu de monde.
Je me dis qu'il y a peut-être un accès vers l'université d'où je pourrai récupérer le bus.
La vue est splendide.
Tout est si calme.
Les quelques baigneurs qui étaient là, comme moi, sont partis avec l'arrivée du soleil.
Il va poser son sac et revient vers moi.
Il engage la conversation.
Hélas, en chinois, je ne comprends pas grand chose.
Il va vraiment falloir que j'apprenne quelques phrases.
On se retrouve sur un sujet : l'eau est bonne !
Il part se baigner, tout habillé.
Il nage une centaine de mètres et revient.
Il sort, met son tee-shirt sur sa tête et part vers l'autre bout de la plage,
là où je suis allé un peu plus tôt.
Je retourne me baigner.
Comme je vous le disais hier, passé 8h il faut déjà très chaud ici.
L'ouvrier revient.
Il a une bouture de plantes à la main.
Je les ai vues à l'autre bout de la plage.
Il veut m'en faire cadeau.
Je tente de lui expliquer que je reste encore un bon mois et que je ne vais pas pouvoir les ramener dans mon pays mais je sens que ça ne sert à rien.
Je le remercie et mets la bouture dans mon sac.













Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire