En 2011,

Je suis sélectionné au Young International Choreographer Project,

événement créé par la World Dance Alliance-Asian Pacific

sous l’égide de l’UNESCO.
Avec sept autres chorégraphes originaires des quatre coins du globe,

je crée une pièce en trois semaines pour des danseurs taïwanais.

La découverte de cette île, volcanique,régulièrement secouée par des tremblements de terre et balayée par des typhons et par certains aspects en éternelle reconstruction, me rappelle le mythe de Sisyphe.


La mythologie chinoise a aussi son Sisyphe : Wu Gang.

Une sorte de cousin germain asiatique qui lui fut condamné à couper un arbre

qui repousse éternellement.


Il m'est venu en tête, l'idée d'un projet itératif,

une chorégraphie dansée trois fois sur trois musiques différentes.



http://c2a.7eme.trimestre.free.fr/sisyphe.html


samedi 2 novembre 2013

août 2013 (5) - Un peu de tourisme - Sizhiwan, la plage.


Une fac près de la plage
Pas le même rapport à la mer
Des plantes en cadeau


Il y a donc eu le port de Sizhiwan (cf.hier ) mais ça n'était toujours pas la plage dont m'avait parlée Ya-Chin.
Il me fallait pousser un peu plus loin après l'esplanade.
Le samedi après la présentation de Lingya, je reprends le petit bus de la ligne 1 et je vais jusqu'au terminus, la faculté de Sizhiwan.
Et oui, les bâtiments de cette université ont la vue … sur la mer.
Si j'avais été étudiant ici, je réviserais sûrement ailleurs que dans ma chambre …




Du terminus du bus situé à l'intérieur du campus, il faut ressortir de l'enceinte de l'université, et longer le parking entouré de deux murs qui protègent de la mer.
Ici, ça n'est pas vraiment une amie : cette île tremble quasiment tous les jours.
D'ailleurs, sur le site officiel de la météo taïwanaise, il y a un onglet "earthquakes" qui est rempli quotidiennement.
Sur cette île on parle autant des tremblements de terres que des pluies torrentielles ou des canicules.
En général ce sont des séismes de faible magnitude.
(je dis en général parce que le jour où j'écris cet article, il y en a eu un assez violent sur l'est de l'île qui a été ressenti dans toutes les villes de l'ouest)
Et avec les tremblements de terre, il y a les tsunamis.
Donc voilà, les gens ici ne sont pas vraiment branchés baignade à tout va.




Un escalier fend la digue qui va vers l'ouest et nous permet de rejoindre la jetée.

De l'autre côté, il y a la plage qui est abritée par des enrochements et une autre digue.
Ce samedi soir, il y a personne dans l'eau, peu de gens sur la plage.
Beaucoup de promeneurs qui viennent comme moi regarder le soleil se coucher.
Je m'installe au bord de la digue au dessus des rochers dans lesquels vivent des petits crabes argentés.




Nous sommes une petite dizaine à rester là, regardant la mer, le ciel, les bateaux de pêcheurs qui croisent les cargos qui mouillent au large et entreront au port le lendemain matin.



À 19h, le gardien nous demande de partir.
Il va fermer l'accès à la plage qui est fermée la nuit.
Décidément, on a vraiment peur de l'eau ici.
En retournant à l'arrêt de bus, je décide de revenir le lendemain matin.
Comme la veille, je me retrouve à attendre au milieu des taïwanais.




Je suis retourné à la plage de Sizhiwan le dimanche matin.
Je sors de la fac et longe le mur.
Le parking est désert.




Quand on arrive tôt, l'entrée officielle est fermée mais il y a un petit escalier qu'empruntent les pêcheurs et qui, de manière plus ou moins légale, permet d'accéder à la plage.



Je retrouve la même vue, avec l'université au fond de la baie.



La plage est encore plus déserte mais il y a deux ou trois personnes âgées qui se baignent.
Je mets les pieds dans l'eau ...
Comment peut-on résister ?
Je me baigne.
L'eau doit être au moins à 25 degrés.
Et toujours aussi peu de monde.




Pour me sécher, je décide d'aller me promener jusqu'au bout de la plage.
Je me dis qu'il y a peut-être un accès vers l'université d'où je pourrai récupérer le bus.
La vue est splendide.
Tout est si calme.
Les quelques baigneurs qui étaient là, comme moi, sont partis avec l'arrivée du soleil.




Vers 8h, je croise un ouvrier.
Il va poser son sac et revient vers moi.
Il engage la conversation.
Hélas, en chinois, je ne comprends pas grand chose.
Il va vraiment falloir que j'apprenne quelques phrases.
On se retrouve sur un sujet : l'eau est bonne !

Il part se baigner, tout habillé.
Il nage une centaine de mètres et revient.
Il sort, met son tee-shirt sur sa tête et part vers l'autre bout de la plage,
là où je suis allé un peu plus tôt.
Je retourne me baigner.
Comme je vous le disais hier, passé 8h il faut déjà très chaud ici.

L'ouvrier revient.
Il a une bouture de plantes à la main.
Je les ai vues à l'autre bout de la plage.
Il veut m'en faire cadeau.
Je tente de lui expliquer que je reste encore un bon mois et que je ne vais pas pouvoir les ramener dans mon pays mais je sens que ça ne sert à rien.
Je le remercie et mets la bouture dans mon sac.




Le surveillant de la plage arrive.
Un père et ses deux enfants s'installent.
Le petit garçon met la tête dans l'eau.
Le surveillant siffle : la baignade est interdite.
Quel drôle de rapport à la mer …




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