En 2011,

Je suis sélectionné au Young International Choreographer Project,

événement créé par la World Dance Alliance-Asian Pacific

sous l’égide de l’UNESCO.
Avec sept autres chorégraphes originaires des quatre coins du globe,

je crée une pièce en trois semaines pour des danseurs taïwanais.

La découverte de cette île, volcanique,régulièrement secouée par des tremblements de terre et balayée par des typhons et par certains aspects en éternelle reconstruction, me rappelle le mythe de Sisyphe.


La mythologie chinoise a aussi son Sisyphe : Wu Gang.

Une sorte de cousin germain asiatique qui lui fut condamné à couper un arbre

qui repousse éternellement.


Il m'est venu en tête, l'idée d'un projet itératif,

une chorégraphie dansée trois fois sur trois musiques différentes.



http://c2a.7eme.trimestre.free.fr/sisyphe.html


vendredi 1 novembre 2013

août 2013 (4) - Un peu de tourisme - Sizhiwan, le port.


Un magnifique point de vue sur la mer juste à côté
Décidément
Marseille et Kaohsiung se ressemblent



Officiellement, cette année, je ne travaillais que la semaine.
J'avais donc mes week-ends ce qui me permettait d'aller voir un peu alentour de quoi le pays avait l'air.

Il y a eu quatre week-ends.
J'ai atterri à Taipei un vendredi, sous une pluie battante.
J'ai rejoint la ville de Kaohsiung en train.
Pas de pluie mais de gros nuages, et une température dépassant trente degrés.
Une cocotte minute.
J'ai passé le premier week-end à dormir.
Décompression de l'année,
du stress du mois de juillet qui n'a pas été tout à fait simple pour Sisyphe,
décalage horaire,
petit coup de flip dont je vous parlais dans l'article sur Kaohsiung (http://notresisyphe.blogspot.fr/2013/10/aout-2013-1-back-to-kaohsiung.html) ?
Un peu de tout ça sans doute.

Pendant le deuxième week-end, je suis retourné à Sizhiwan.
C'est l'endroit d'où on peut voir la mer, au terminus d'une des lignes de métro.
Les danseurs de la première création que j'ai faite en 2011 m'y avaient emmené car de là on peut prendre un ferry pour une île toute proche, Cijin.
(pour vous rafraîchir la mémoire, tout est ici)
Ya-Chin, qui travaillait sur le projet nous avait aussi conseillés d'aller à Sizhiwan pour voir le coucher de soleil, et je ne l'avais jamais fait.

Le vendredi soir, après la répétition à Lingya, je me suis mis en route pour la plage .
À la sortie du métro, il me semblait pouvoir prendre un bus (c'est ce qu'avait dit Ya-Chin) mais je n'étais pas sûr.
J'ai préféré marcher.
En longeant le chenal qui sépare la ville de l'île de Cijin, j'ai une vue sur les gratte-ciel du centre-ville.


Je continue mon chemin sur la route sans trottoirs, il y a pas mal de circulation ce vendredi soir, notamment des norias de cars de touristes chinois que l'on emmène, je suppose, voir le coucher de soleil que je m'apprête à voir aussi.
Le temps est très nuageux mais je me dis que ça doit quand même valoir le coup.
Et puis tant qu'il ne pleut pas .. C'est toujours mieux que de rester dans la petite chambre d'hôtel.

Je croise un bus qui quitte un arrêt.
Ligne n°1,
je tenterai une autre fois.
L'arrêt s'appelle "ancienne porte nord"
Il y a un petit panneau qui a l'air de dire la même chose mais la lumière baisse déjà, je le distingue à peine.
La route s'enfonce un peu dans les terres.
Une centaine de mètres plus tard, j'arrive sur une grande esplanade.
On ne voit rien après à part le ciel, la mer doit être là.
De l'autre côté de la route s'entassent des cars de touristes.

Je traverse les pelouses et me fraye un chemin entre les groupes qui prennent des photos.
Pas de plage, mais le port.




Il y a une passe qui me rappelle l'entrée du Vieux-Port à Marseille.
Je repère sur la gauche un petit belvédère avec des bancs.
Je m'y installe et regarde la nuit tomber.
À ma gauche, le phare de Cijin prend une couleur violette.




Ce serait le calme absolu s'il n'y avait pas les touristes qui parlent très fort à quelques dizaines de mètres de moi, il faudra que j'essaie un matin.



La nuit tombe à Sizhiwan, il est un peu plus de 19h.
Je vais à l'arrêt de bus et fait la queue avec quelques taïwanais.
De retour à la station de métro, je vois un snack avec des photos de raviolis.
Pratique, je vais pouvoir montrer ce que je veux ..
Manque de pot, je n'avais pas vu que sur la photo, il y avait un texte.
Pas grave, ce doit être le nom du ravioli.
La vendeuse arrive, je lui montre l'image.
Elle me dit d'accord et je la vois s'affairer.
Je repars ... avec une soupe ...

Pas facile de se faire comprendre sans parler le mandarin !

Je décide de retourner dans ce coin aussi souvent que possible.
Pour avoir du calme, le matin tôt ce sera mieux.

J'y vais d'abord le dimanche soir.
Cette fois-ci, je prends le métro et le bus ..
Le port est toujours aussi magique.
Les couleurs ont changé.
Au loin, on distingue ce qui ressemble à une tornade.




Je retourne à l'esplanade.
Le phare est cerné de bleu ce soir.




Puis, le ciel s'assombrit et vire au violet



Personne ne bouge donc la pluie ne viendra pas tout de suite.
C'est vraiment un bel endroit mais trop bruyant le soir.




J'y retourne le lundi matin.
Vu que je ne commence qu'à 13h à Lingya, il faut que j'en profite.
La fin de semaine va sûrement être plus chargée avec la préparation de la présentation publique et les deux autres semaines, je retourne à Tsoying avec le planning assez lourd.
Il faut que j'en profite.

Je prends un des premiers métros, et puis le petit bus de la ligne 1.




Je m'arrête à la porte nord.
Effectivement, c'est bien ce qui était écrit sur le petit panneau.
Il reste un vestige de la Kaohsiung médiévale.

petite leçon de mandarin : le premier idéogramme  veut dire porte (men, comme Tian an men),
le second veut dire nord (bei ou pei, comme Taipei)

En fait, le chemin de cette porte aboutit .. à mon belvédère ...
Je m'installe au même endroit.
En contrebas, je vois l'esplanade.
Elle est déserte.




Pas encore de touristes ce matin, mais sur le belvédère il y a, à côté de moi, un groupe de jeunes de moins de vingt ans.
J'imagine qu'ils ont peut-être fait une nuit blanche.
Pas du tout.
Ils sont venus ...




... voir les cargos entrer au port le matin.
Il y en a une bonne dizaine,
et le chenal qui sépare Kaohsiung de Cijin est très étroit à cet endroit.
Ils ponctuent de "ooh" et de remarques en chinois chaque passage de bateau, qui je dois l'avouer, est vraiment impressionnant.




Le dernier cargo passé.
Le groupe de jeunes s'en va.
Je ne me souviens pas avoir jamais vu de jeunes à Marseille aller voir des bateaux tôt le matin comme ça ...

Je reste encore peu tout seul.
Mais je ne vais pas tenir longtemps :
il n'est que 8h mais le soleil est déjà très haut et la chaleur est vite intenable.
J'imagine que d'ici peu les premiers touristes vont apparaître avec leurs parapluies.




Avec tout ça, je n'ai toujours pas vu la plage ...
Je vous raconterai ça dans le prochain article.

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