Plus qu'une compagnie,
une famille ...
Un autre rythme de travail
Un concept original, qui la pousse à danser dehors, dans les parcs, les vieux immeubles.
Il y a un petit groupe de danseurs qui la suivent.
Des amateurs qu'elle a en cours et en stage,
et des professionnels, qu'elle a choisis (en général à la TNUA).
J'avais croisé un certain nombre d'entre eux l'an dernier et je me réjouissais de les revoir.
Certains sont venus prendre un des cours que j'ai donné à la compagnie.
Certains étaient au show case que l'on a fait pendant le mois.
D'autres étaient au spectacle.
J'ai revu presque tout le monde, à part Chun-Yuan qui est au sud-est de l'île où il est maintenant prof.
Le scénographe du projet sur lequel nous travaillons est le petit frère de Hsiao-Yin, c'est Chi-Fu (cf. retour à Taipei).
Une seule fille, Yi-Ching, que j'avais fait danser l'an dernier.
Elle bosse toujours dans le café où j'étais passé avec Hsiao-Yin l'an dernier.
Pong Pong que j'avais eu en cours l'an dernier aussi.
Il est toujours prof de claquettes et gère sa compagnie,
et Fu-Long, que j'ai vite appelé Fu Fu, un danseur extraordinaire qui a passé quelques saisons à la Cloud Gate Dance Company.
Ils ont le même âge,
exactement vingt ans de moins que moi.
Le travail s'est passé sans accrocs grâce à la patience de mes collègues (qui avaient commencé à bosser en août) et qui m'ont bien aidé à rattraper le retard dans les danses d'ensemble (sans compter ma mémoire bien moins efficace que la leur).
Il m'a fallu parfois me retenir de donner mon avis dans ces décisions chorégraphiques, mais ça n'était pas du tout mon projet ...
Intéressant de voir pourquoi on a été choisi en tant qu'interprète, quels "talents" on voit en nous.
Hsiao-Yin avait vu en moi un interprète sensible.
Elle avait apprécié ma nonchalance et la qualité de ma gestuesse
Elle l'appelait, the "softness".
Ca m'a rappelé mes cours à Kaohsiung et mes fameux sandwiches moelleux.
Passé mes angoisses des premiers jours, les derniers jours ont aussi été difficiles :
à l'approche de la première, le stress montant, toute l'équipe s'est mise à parler chinois en quasi permanence.
Je me suis senti seul et perdu plus d'une fois ...
Nous avons travaillé en week-end décalé.
Vendredi et samedi étaient nos jours off.
Jeudi et dimanche les plus chargés.
Dans ces jours là, nous partions à 8h30 en scooter.
J'avais déjeuné avant mais souvent Fu-Long s'arrêtait en route pour acheter un sandwich et un lait de soja.
À 9h, c'était le cours.
Hsiao-Yin en a donnés, Fu-Long parfois et puis moi certains jours aussi.
Nous répétions de 11h à 12h30.
Et là ..
Nous reprenions vers 14h30 jusqu'à 17h30 où nous faisions une pause ... dîner ..
pour une reprise vers 19h jusqu'à 22h environ.
Les jeudis Hsing-Lun nous rejoignait pour la dernière partie de la répétition après sa journée de travail au collège.
La fac où j'avais donné les cours l'an dernier (la T.N.U.T... le dernier T est pour technology) et une école primaire qui accueille régulièrement des artistes.
Nous travaillons en même temps que Chi Fu qui élaborait le décor.
Nous étions sensés être dans un univers à la Wall E, une décharge.
Pour ça, Hsiao-Yin a fait appel à des stagiaires.
Sigo, qui gérait les écrans (il y en avait 4) et faisait aussi office de régisseur général
Le spectacle s'est passé dans une ancienne friche.
Maintenant on y trouve des bars, un parc, des salles d'expositions et de spectacle.
Nous avons joué quatre fois : vendredi et samedi soir, samedi et dimanche après midi.
C'est ainsi que j'ai passé mon dernier week-end ...
Il ne me restait que deux jours avant mon retour en France.
J'ai passé le lundi à remplir en ligne les dossiers de subvention pour la ville de Marseille mais aussi pour l'Institut Français à propos du projet pour l'an prochain (cf. dernier week-end à Kaohsiung).
Quant au mardi, c'est la fameuse surprise dont je vous parlais dans l'article précédent, ce sera l'objet du prochain article ...















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