Une balade en bateau
Les choses avancent doucement
Ne pas culpabiliser
La nuit est courte.
Pour des raisons que seul mon inconscient connaît, je me suis levé tôt.
Cela m'a permis de faire cette balade en bateau que j'aime tant, du Vieux-Port à la Pointe Rouge.
Je prends le premier bateau, celui de 7h.
La balade dure une petite demi heure.
Comme il y a des bateaux toutes les heures, j'ai juste le temps de prendre un café à la Pointe Rouge et je prends le bateau pour rentrer.
Je rentre chez moi plein d'énergies nouvelles.
La mer me fait toujours du bien.
Dans le car pour Aix, je sens bien ces heures de sommeil qui me manquent,
je m'endors.
J'arrive relativement tôt au Pavillon Noir.
Je me replonge dans le projet après cette pause d'hier (cf. 27/03/12). Les vidéos, les photos que j'ai prises au retardateur, les différentes versions de la musique.
Je suis seul dans ce grand studio vide et la petite phrase entendue il y a deux jours (cf. 26/03/12) résonne encore à mes oreilles. Une fois de plus, c'est vrai, je suis dans le studio et je ne danse pas, enfin pas encore.
Je sais dans un coin de ma tête que ce temps que je prends fait partie du processus, que c'est en m'imprégnant de ce que j'ai dansé que je vais le danser mieux et générer la suite.
De même que le temps que j'utilise pour écouter la musique est nécessaire pour être sûr que c'est ce que je veux, le compositeur a aussi droit à un peu de temps.
Je sais tout ça mais rien n'y fait, une petite voix me dit "tu devrais être en train de danser".
Je me mets finalement en mouvement.
D'abord la barre, pendant laquelle j'examine mon corps ..
Où sont les douleurs ? les raideurs ?
Quelles peuvent être les failles ?
Comment les prévenir ? les gérer ?
Premiers filages,
Le début se cale, s'éclaircit.
Je commence à savoir où il faut que je sois le plus vigilant.
Je reconnais les petits détails de la musique, arrive à anticiper certains retards, à ne plus angoisser par rapport à des repères auxquels je tiens et que je ne veux plus manquer.
Pour la deuxième partie (après la forme du tableau du Titien), je décide de redémarrer comme au début mais dans une autre direction, ce sera de dos.
La reprise d'une partie du sol s'impose mais dans un autre tempo.
Moins lent que celle travaillée en stage avec les intermédiaires mais plus rapide que celle de la première partie.
Je travaille sur des variantes dans la forme du Sisyphe du tableau.
Je m'arrête sur une version de face, buste inversé.
Voilà pour l'avancée en terme de création.
Maintenant, il faut répéter le reste.
Filer, filer, jusqu'à ce que les mouvements soient automatiques, que je ne mélange pas toutes les versions envisagées, toutes les variantes transmises dans mes cours.
Je m'acharne un peu là où ma mémoire fait défaut.
Il est 16h .
Dans les dernières captations vidéos, ma cheville gauche se tord ..
Pas de crac, pas de bleu, pas de gonflement, rien de grave, juste une douleur supplémentaire.
On va arrêter là pour aujourd'hui.
Une nouvelle faiblesse à gérer pour les prochains jours.
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