En 2011,

Je suis sélectionné au Young International Choreographer Project,

événement créé par la World Dance Alliance-Asian Pacific

sous l’égide de l’UNESCO.
Avec sept autres chorégraphes originaires des quatre coins du globe,

je crée une pièce en trois semaines pour des danseurs taïwanais.

La découverte de cette île, volcanique,régulièrement secouée par des tremblements de terre et balayée par des typhons et par certains aspects en éternelle reconstruction, me rappelle le mythe de Sisyphe.


La mythologie chinoise a aussi son Sisyphe : Wu Gang.

Une sorte de cousin germain asiatique qui lui fut condamné à couper un arbre

qui repousse éternellement.


Il m'est venu en tête, l'idée d'un projet itératif,

une chorégraphie dansée trois fois sur trois musiques différentes.



http://c2a.7eme.trimestre.free.fr/sisyphe.html


mercredi 9 mai 2012

20/03/12 - prendre ses marques


Des rencontres autour de la machine à café
Installer le rituel
Hésitations, tâtonnements ...



Dans le car, j'ai l'esprit un peu englué par cet attentat toulousain.
Ne pas céder à la morosité ambiante, c'est le premier jour du printemps aussi ...

Je passe au foyer pour visionner les rushes de la veille.
C'est ma foi bien plus encourageant que je ne le pensais.
Ce que je vois me plaît globalement même si tout est à préciser dans le timing, les regards, la forme, les intentions ...
Cette sale manie que j'ai de tout vouloir fixer trop vite, revient.
J'ai pourtant justement décidé de prendre mon temps cette fois.
Ne pas aller trop vite, ne pas vouloir fixer trop vite.
Il faut d'abord avoir la mémoire du global et laisser faire le ressenti.
Les formes s'installeront, les intentions aussi et le timing s'installera de lui même.
Mais je sais que j'ai naturellement tendance à tout ralentir, cela peut parfois être spectaculaire mais parfois aussi c'est ennuyeux.
Trouver le juste équilibre.
Je fais la synthèse des rushes dans mes notes en gardant ce qui me semble être le meilleur.
Le hasard d'une version fait que ma première partie s'arrête sur un silence.
Je décide de garder cette condition, à moi de gérer le reste.
J'enchaînerai avec ce nouveau sol issu des impros du premier jour, cela correspond à l'arrivée de la base rythmique de la musique.

Aujourd'hui, j'ai croisé une tête connue : Natalia.
C'est une danseuse et répétitrice que j'avais croisé à la Fédération Française de Danse dans le cadre du "projet Gallotta" où la F.F.D. avait proposé a des écoles de danse de remonter "Trois générations".
Elle travaillait alors avec Jean Pomarès et sillonnait la France pour transmettre puis aiguiller, épauler, soutenir.
Ici, elle est aussi répétitrice à ce que je crois.

Autre rencontre du foyer: des mères d'élèves d'une école de danse de Rousset.
C'est drôle d'entendre des noms que je connais, depuis si longtemps.
La "petite" Malou qui passe maintenant son diplôme d'état de professeur, sa mère, et bien sûr, Entrechats, cette école pour laquelle j'ai travaillé pendant une grosse dizaine d'années.

En route pour le travail du jour.
Je m'astreins quotidiennement à faire ma barre.
Du coup aujourd'hui, j'ai fait un montage des musiques ce qui me permet d'enchaîner les exercices sans avoir à revenir à l'ordinateur.
C'est primordial aussi pour chauffer ma jambe de manière continue.
C'est la meilleur manière que j'ai trouvé pour faire disparaître la douleur et attaquer la répétition sereinement.

Je file le solo.
Autant que possible ..
Pour que la mémoire ne soit plus un problème et que je puisse me concentrer sur les détails.
Je branche la caméra.
Cela me permet d'être plus exigeant avec moi même, les images ne mentent pas.

Je rentre vers 18h, le temps de me poser avant le cours du soir.
La pluie et le ronron du car me bercent.
Je m'endors.

19h, je suis à la maison.
Un thé.
Wu long Earl grey, sucré ..
Il me faut tenir jusqu'à 22h.

Je garde les rushes.
La dernière version me paraît être la bonne base.
Avec un petit habillage, je la présenterai à la communauté facebook.
Je finirai ça après le cours 

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