Fatigue à tous les étages ...
ça avance doucement quand même
les voisins ...
Satané troisième jour ...
Comme dans le pire des stages, j'arrive au Pavillon Noir déjà bien fatigué.
Le passage habituel au foyer et la bonne surprise du revisionnage m'encouragent à monter retrouver le studio Waehner et à me mettre en route.
Du sol de la veille, j'enchaîne avec celui travaillé avec mes élèves juste avant d'attaquer le boulot ici, mais dans une version plus rapide.
Cela marche bien avec la musique, dans sa texture mais pas forcément dans sa durée.
Cruel dilemme : modifier la structure de la musique ou changer la danse qui n'est pas encore fixée ?
La réponse adéquate est une fois de plus, attendre.
La patience est décidément le maître mot de ses premières journées de la création.
Les choses ont l'air de se caler progressivement sans que je n'ai à changer ni l'un ni l'autre.
Je peux enchaîner avec la station debout.
Dans les remarques de mes "amis" sur facebook, il y a "quand est-ce que tu te lèves ?"
Effectivement, il est temps ... Mais comment ?
Je crée une phrase "debout" mais la qualité du sol du studio me freine : le sol accroche beaucoup pieds nus et pas assez en chaussettes.
Je patine au sol et j'ai parfois du mal à trouver mes appuis debout mais le travail de glissé auquel je tiens tant est tellement agréable.
Évidemment, c'est tout l'inverse pieds nus.
Je persévère quand même comme ça.
Mes genoux ne me disent pas merci.
À midi, je mange dehors et je fais la bêtise de boire un quart de vin.
Au retour au studio, le travail sur la digestion est difficile,
surtout pour la concentration.
D'autant que mes "voisins", la compagnie qui est dans le studio Farber est dans un univers musical bien éloigné du mien : elles chantent, utilisent des airs d'opéra ou parfois travaillent au métronome dans un rythme qui n'a rien à voir avec le mien.
Je tente de filmer quand même pour voir si ces trois parties (le sol lent des premiers jours, le sol plus rapide et la phrase debout).
Avec mes soucis de concentration, je bloque sur le sol rapide ..
Finalement quand j'arrive à l'enchaîner avec la phrase debout, c'est là que je bloque
Ou alors je danse trop grand pour mon appareil photo et je suis hors champ ...
Impossible de voir si cette phrase sera la bonne.
Proche du découragement, je décide de m'arrêter plus tôt que prévu.
Je filme séparément cette phrase debout,
que je puisse en avoir le coeur net,
et puis, je vais prendre l'air.
En me posant un peu, je me dis que cette phrase debout sera intéressante à travailler avec les stagiaires ce week-end.
Comme je fais souvent, je propose le matériau dansé (parfois tel quel, parfois un peu simplifié) à mes élèves ou mes stagiaires.
Le fait de devoir l'expliquer, le précise, me le rend plus clair et parfois même déclenche une suite à la phrase inventée.
Espérons que c'est ce qui se passera.
Il faut juste que je fasse la part des choses en matière de rythme :
avec les élèves, je suis obligé de fixer une vitesse comme dans un travail de groupe.
À moi de garder en tête que je peux m'autoriser à changer certaines durées quand je suis seul ...
Troisième jour, peu créatif.
Ne pas s'inquiéter.
C'est un peu normal ..
Et puis j'ai le temps ...
Comme les autres jours, les vidéos me donnent du baume au coeur.
Pourvu que ça dure ..
Ca n'est donc qu'une question de travail ...
En route pour le cours.
Le mercredi il est à 20h45.
C'est tard.
Je vais jusqu'au bout avec une certaine difficulté.
L'énergie manque, les muscles sont lourds.
En rentrant, j'ai du mal à trouver le sommeil
Je vais encore veiller bien après minuit ...
Dommage.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire