Il y a le fait que j'ai tellement de choses à faire en même temps que je n'arrive plus à consigner des notes dans mon carnet au jour le jour et puis aussi parce que je vais à Aix en voiture (ça n'est pas très écologique mais malheureusement quand même plus rapide) et c'était souvent dans le car que j'écrivais.
C'est aussi parce qu'il y a plusieurs histoires qui avancent simultanément :
- le jumelage Marseille Kaohsiung (qui peine côté France)
- la chorégraphie des filles (CF....)
- "notre Sisyphe"
Donc, depuis que je suis revenu, je suis retourné m'enfermer dans les studios du Pavillon Noir (et heureusement !)
Ce sera donc le seul lieu à m'accueillir ce trimestre.
J'ai abandonné la piste de KLAP :
au bout de six semaines de silence, je considère la réponse comme négative.
Je trouve ça un peu "dommage" qu'ils n'aient même pas pris le temps de me répondre.
Juste pour m'expliquer ("on n'a pas le temps", "il n'y a plus de place", "vous n'êtes pas assez bien pour nous", quelque chose quoi ...)
mais bon ...
Les mauvais jours, je me dis que "KLAP - Maison Pour la Danse" est ouvert à certaines danses et visiblement pas la mienne.
Les bons jours, je me dis que j'ai de la chance de pouvoir travailler au Pavillon Noir, je pense aux belles choses que j'ai entendues à Taiwan et ailleurs sur mon travail ...
J'y suis retourné un mercredi.
C'était bien bizarre de se retrouver là.
J'y ai croisé à nouveau des visages souriants (notamment ceux de l'équipe technique).
Il y avait une nouvelle fille à l'accueil ce jour là.
Peu affable, l'oeil rivé sur son écran ou accrochée au téléphone, elle m'a rappelé la manière dont j'avais été accueilli au tout début.
Ce mercredi-là, j'avais aussi (malheureusement) noué avec mes inquiétudes.
Je me retrouvais seul dans un studio et les mêmes angoisses du premier jour me traversaient le corps.
En plus, j'occupais le studio Bagouet.
Celui au premier étage, côté gauche, celui où il y a beaucoup de passage.
Ca n'aidait pas à la concentration.
S'acclimater à nouveau.
Se détacher de l'Asie.
J'ai profité du matériel son d'excellente qualité pour écouter à nouveau la bande son de Sisyphe maintenant complètement finie.
Encore quelques silences un peu "tangents" entre les différentes parties ..
Je ne déciderai de leur réelle durée que quand la danse sera finie.
J'avais aussi peaufiné mes musiques de cours.
Bref, j'avais fait toutes ces petites choses, certes utiles mais pas urgentes, qui me permettaient de reculer l'échéance de me remettre en mouvement.
Danser le solo ici, seul à nouveau, a été une épreuve.
Tous les souvenirs de la TNUA étaient encore bien là.
Et puis, je ne retrouvais pas le rythme, j'avais des trous de mémoire dans le début, j'avais complètement oublié la fin au point de devoir me replonger dans la vidéo et la déchiffrer comme si je ne l'avais jamais dansée.
C'est comme si j'avais perdu six mois ..
Ca allait forcément revenir mais c'était tellement étrange.
Écouter la quatrième partie de la pièce, le 7 temps composé là bas a été très difficile aussi.
Même si j'étais content de la musique, je revoyais le groupe de danseurs taïwanais improviser, je me demandais ce que les filles ici en feraient ...
J'ai quand même trouvé le courage de filmer tous les éléments qui constitueront la chorégraphie.
Les phrases travaillées cet été (celles commencées en juin à Marseille et testée en Lituanie et à Taiwan, la nouvelle créée sur mes élèves à Marseille, une phrase du duo ..)
c'est en contre jour mais ça ira pour la mémoire.
Il ne restera plus qu'à "construire".
Cette semaine là, je n'ai resté au Pavillon noir qu'une journée.
Retour dans dix jours.
Au moment où je rencontrai les filles de la Viste.



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