En 2011,

Je suis sélectionné au Young International Choreographer Project,

événement créé par la World Dance Alliance-Asian Pacific

sous l’égide de l’UNESCO.
Avec sept autres chorégraphes originaires des quatre coins du globe,

je crée une pièce en trois semaines pour des danseurs taïwanais.

La découverte de cette île, volcanique,régulièrement secouée par des tremblements de terre et balayée par des typhons et par certains aspects en éternelle reconstruction, me rappelle le mythe de Sisyphe.


La mythologie chinoise a aussi son Sisyphe : Wu Gang.

Une sorte de cousin germain asiatique qui lui fut condamné à couper un arbre

qui repousse éternellement.


Il m'est venu en tête, l'idée d'un projet itératif,

une chorégraphie dansée trois fois sur trois musiques différentes.



http://c2a.7eme.trimestre.free.fr/sisyphe.html


jeudi 14 mars 2013

Pôle Pik - Jour 5 - voilà, c'est fini


On range tout
Dernières petites touches
Aux revoirs




Réveillé à 5h, je reste couché, un peu.
Sur facebook, j'ai l'agréable surprise de voir que Gilles Aguilar et Pôle Pik ont publié des photos de notre passage.
Ces photos sont décidément bien jolies.

J'en profite pour communiquer un peu sur ce que nous avons fait en attendant que les vidéos soient montées et je prépare mon week-end où je donne un coup de main à l'organisation des rencontres chorégraphiques départementales des Bouches-du-Rhône.
La route,
calcul du temps de parcours compte tenu du crochet par la gare TGV d'Avignon 

où je dépose Élise.
En partant à 15h au plus tard, ça devrait aller.

7h,
Premier thé,
Wu long Earl Grey,
mon Gong Fu Cha,
écriture de l'article du jeudi et de mes impressions du matin.

La dernière journée commence.

Élise et Fred se lèvent, il faut tout ranger, tout nettoyer.
Sophie nous a aidé en faisant la cuisine la veille.
Les housses de couettes, les taies, les draps, les serviettes.
Remettre les lits à leur place.

Je donne les clés à Fred 

pour qu'ils descendent mettre leurs affaires dans la voiture.
Je passe un coup de serpillière dans le hall, jusqu'à l'entrée.
Je ferme la porte, pour la dernière fois.

Comme pour Taïwan, c'est le rituel des dernières fois,
sauf que cette fois-ci je ne suis pas seul.
Mais c'est le même pincement au coeur.

À Pôle Pik, Fred ne reste pas longtemps,
il récupère son matos, nous regarde un peu et puis nous quitte à son tour.
Il reste à Lyon encore une journée.

On retrouve le studio du premier jour avec sa lumière crue.

Avec Élise, on regarde les vidéos.
On travaille la traversée de fond de scène que nous faisons pendant le quatuor 

et qui méritait d'être précisée.
On parle un peu d'hier et de cette belle journée de travail.
Pour la suite de "notre Sisyphe", après la boucle (cf. hier ), 

j'ai envie d'une phrase à l'opposé : peu de mouvement, 
sensation de calme et de relative lenteur.
Je propose à Élise de danser à nouveau la traversée du fond, mais sans moi.
Peu de choses, un dos tout en courbes du fait de l'appui qu'elle a sur moi ...
On garde.
On fixe le rythme.
On filme.
Il faudra préciser la notion de vide, les creux où j'apparais ...




On revoit la phrase de fin de quatuor, celle de la fin du trio.
On reprécise les comptes.
Il est midi passées.

Je crois qu'on va s'arrêter là.

Une semaine de plus avec tout le monde et on finissait ...

On mange en même temps que l'équipe, une dernière fois ..

On ne reprendra pas le boulot cet après midi.

Je préviens Marie-Laure et Rose qu'elles peuvent disposer du studio cet après midi, je sais qu'il y a la présentation du travail des stagiaires et qu'ils sont un peu serrés dans le studio 2.

On dit au revoir à tous, on les remercie encore.

Voilà, c'est fini.
Élise est dehors.




Nous quittons bien à regrets Pôle Pik.

Merci encore à eux.




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