Un avenir moins radieux que prévu
Le plaisir de se retrouver malgré quelques absences
De nouvelles pistes ...
Je vous en parlais avec enthousiasme, tendresse et admiration.
Dans la foulée, je rencontrais le médiateur culturel du centre
et lui présentais le projet de jumelage que j'avais imaginé.
Un après,
si mes liens avec Taïwan sont aussi forts
que ceux que j'ai tissés avec les danseuses du centre, le projet en lui même n'a guère avancé :
le centre n'a contacté Tsoying qu'il y a quelques semaines
en leur proposant de venir l'hiver prochain.
Les financements sont aussi difficiles à trouver pour eux que pour nous,
il faudrait qu'ils passent les mois qu'il reste à les chercher ..
Bien qu'extraordinaire, ce département danse, n'est rien d'autre qu'une partie
d'un lycée, avec ses examens, ses passages à la classe supérieure ..
et puis il y a les spectacles de fin d'année,
et puis aussi tous les autres projets qui avancent,
Par exemple, ils viennent de finir une version du "sacre du printemps".
Pour ça, les premiers contacts ont été pris il y a deux ans.
Je commence à me faire à l'idée que les cinq soldats du vent ne verront pas la France avec moi, en tous cas pas cette fois.
Dans le meilleur des cas, ce seront des danseurs plus jeunes qui viendront peut-être, mais pas avant 2015.
Au chapitre désillusions, il y a aussi les soucis de financement de "notre Sisyphe".
La nouvelle salle de spectacle semble être (comme beaucoup de lieux de la région), une sorte de coquille vide avec peu de moyens.
Le centre Delrio a bien reçu des subventions pour la construction,
mais quid du fonctionnement ?
de l'accueil des compagnies ?
de la création de spectacles ?
Là aussi, l'équipe s'active seulement maintenant pour trouver des aides
pour la saison prochaine qui commence dans quatre mois.
Mission quasi impossible.
Le directeur imagine une salle en autogestion par les habitants de la cité ...
Mes projets de partenariat s'en vont petit à petit en fumée.
Je négocie ce que je crois encore récupérable,
à savoir en gros la recette d'un spectacle programmable à l'automne prochain.
Une grande partie de ce que je gagne dans les stages ira donc financer la création (notamment ce que je vais devoir aux deux compositeurs, qui ne peuvent pas travailler pour la gloire).
Les ateliers et la pièce que je réalise avec les filles de la cité,
tombent dans le joli domaine du bénévolat.
Il y a toujours la solution de tout arrêter
mais d'une part, pour avoir vécu la situation,
arrêter une création en plein vol
est quelque chose dont je ne me remets pas très bien
et puis, je ne peux pas faire subir tout ça aux filles,
ni les danseuses de la compagnie, ni les plus jeunes "entre la terre et l'eau".
Continuer donc ..
Quoiqu'il arrive ..
jours fériés historique et religieux.
Ironie du sort, le centre ayant attaqué les travaux (ou étant sensé les avoir attaqués), il fallait trouver une salle pour répéter et j'avais laissé cette lourde tâche au médiateur culturel.
Une réponse positive arrive … de KLAP .
(alors que mon mail du 9 octobre 2012 n'a toujours pas de réponse)
Je suis passé le 7 mai récupérer les clés du studio.
Alexandra m'a rappelé toutes les consignes : les clés, les codes, les signatures, l'alarme, l'ordre d'allumage du matériel son
8 mai, 14h, les danseuses sont devant la porte.
Il manque Kenza.
Les explications de son absence sont un peu floues.
Je n'arrive pas à savoir si c'est parce que sa mère est à l'hôpital
et qu'elle a autre chose à penser
ou si c'est parce qu'elle n'a pas vraiment compris ce qui se passait ces deux jours là.
En revanche, Myrtille, qui était absente à la première session est bel et bien là.
Je ne sais pas encore comment je vais pouvoir l'intégrer dans le reste ..
On verra bien.
Il y a toujours Camille, Laetitia et les trois inséparables :
Zoé, Jade (dont je vous ai parlé récemment cf.le printemps en transition ) et Julie.
On commence par la barre dont elles se souviennent bien et comme Myrtille rattrape vite on boucle tout ça en moins d'une heure ce qui nous laisse du temps pour travailler sur des choses plus créatives.
il m'est apparu que si le sol ne nécessitait qu'un travail de répétition,
les propositions que j'avais faites pour les parties "debout" ne leur convenaient visiblement pas.
Question de rythme sûrement mais aussi de contenu.
C'est l'occasion de leur proposer autre chose.
J'ai en tête une des phrases du quintette de "notre Sisyphe",
et une nouvelle chose que j'ai testée avec les élèves récemment.
Les choses vont vite.
Plus vite que prévu.
Elles ont envie d'apprendre, de danser ce que je leur transmet.
On dirait que le passage de Jade dans la compagnie
a un peu boosté tout le monde.
Je m'en étais déjà servi dans ma première création taïwanaise pour le projet UNESCO de 2012.
Ca irait plutôt bien en contre point des autres phrases qui sont dynamiques.
Le lendemain, nous avons la visite d'Élise Tomatis, leur prof (dont je vous ai aussi parlé, cherchez son nom dans la colonne de gauche …) .
En revanche, c'est Laetitia qui disparait ce coup-ci
et comme pour Kenza, qui n'est toujours pas réapparue, pas vraiment d'explication claire.
Élise imagine des révisions pour le bac, les filles laissent fuiter une sortie hypothétique qui l'aurait rendue inopérationnelle aujourd'hui.
Va savoir.
En tout état de cause, je n'étais pas au courant.
J'avais monté une structure chorégraphique basée en partie sur sa présence ..
Tout à refaire, un boulot de "Sysiphe" encore …
On crée autre chose et ça marche tout aussi bien.
Elles s'accrochent même si certaines parties un peu plus techniques leur échappent encore un peu.
On repart de ces deux jours en promettant de se revoir vite ..
Sans trop savoir quand …
Probablement avant l'été mais où ?
On verra bien.
Je filme pour garder une trace de ces deux jours de travail.
Elise les fera travailler quand elle pourra.
Cela donne ça.






Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire